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Les chemins et sentiers
​Traçons leur avenir !

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont toujours déplacés d'un point à l'autre, d'un lieu à l'autre. Paysans, ouvriers, marchands ou pèlerins, tous ont foulé ces routes, ces chemins et sentiers dont certains soulignent encore nos paysages ruraux.

Avec l'apparition de l'automobile, les chemins et sentiers ont progressivement été délaissés au profit des grands axes routiers, plus adaptés. Certains ont petit à petit disparu par un manque d'entretien, un rattachement aux terres cultivées ou encore une appropriation par des propriétaires riverains... Dans certaines régions, les opérations de remembrement ont fait disparaître nombre de chemins et sentiers. Parfois, un élargissement ou un asphaltage en a tout simplement changé le statut.

Si la plupart de ces chemins et sentiers ne sont plus guère utilisés en tant que réseau de communication, les emprunter favorise à la fois la découverte du patrimoine rural, qu'il soit bâti ou naturel, et le développement d'une mobilité douce et sécurisée.
► ​Quelques définitions...
► Un sentier est une voie ouverte à la circulation du public, étroite, dont la largeur n'excède pas celle nécessaire à la circulation des piétons.

► Un chemin est une voie ouverte à la circulation du public, plus large qu'un sentier et réservé aux piétons, cyclistes et cavaliers.
​Souvent faits de terre ou de pierres, l'un et l'autre, bien qu'ouverts à la circulation du public, ne sont pas aménagés pour être empruntés par des véhicules motorisés.

► ​Une voirie communale
Celle-ci est définie par le décret du 6 février 2014 : « voie de communication par terre affectée à la circulation du public, indépendamment de la propriété de son assiette, y compris ses dépendances qui sont nécessaires à sa conservation, et dont la gestion incombe à l'autorité communale ».

La notion de dépendances implique les trottoirs, les accotements, les berges, les talus, les fossés, les aires de stationnement, l’éclairage, la signalisation et les éléments de sécurité.
A noter que les chemins et sentiers se trouvent sous le régime juridique de la voirie communale. 

► ​L'Atlas des chemins et des sentiers vicinaux
Réalisé à la suite de la loi du 10 avril 1841, l’Atlas des chemins et des sentiers vicinaux est constitué d’un ensemble de plans illustrant la « petite voirie » belge (appelée « voirie communale » dans le décret du 6 février 2014).

​L’Atlas est divisé en deux parties : des plans sur lesquels sont tracés les chemins et les sentiers vicinaux et des tableaux descriptifs à l’intérieur desquels on retrouve des informations relatives à chacune de ces voies.

Pour pouvoir consulter l'Atlas en ligne et obtenir plus d'informations, rendez-vous sur le géoportail de la Wallonie.
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Un extrait de l'Atlas des chemins et des sentiers vicinaux
Cet atlas devait être mis à jour par l’administration communale chaque fois qu’une modification de voirie était réalisée sur son territoire. Cette réactualisation n’a pas toujours été effectuée régulièrement, voire jamais pour certaines communes.

Selon le décret du 6 février 2014, l’Atlas des chemins et des sentiers vicinaux doit, à terme, être remplacé par l’Atlas des voiries communales, un document présenté comme une base de données numérisée où se retrouveront les plans des voiries communales, leur description ainsi que toutes les décisions administratives et juridictionnelles les concernant. Cet atlas sera accessible à tous, selon différents niveaux d’accès.

En attendant la réalisation totale de ce nouveau document, l’Atlas des chemins et des sentiers vicinaux fait toujours office de document de référence. Il peut toujours être consulté dans chaque administration communale ainsi qu’au Service technique provincial dont elle dépend.

​Le site chemins.be propose également un inventaire des chemins et sentiers de Wallonie. Il est possible d'y laisser des observations comme l'existence ou la disparition de chemins, par exemple. Il en va de même avec OpenStreetMap.org, une carte collaborative qui permet l'encodage de données.
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Après abrogation, les plans de l’Atlas des chemins et des sentiers vicinaux resteront des documents iconographiques intéressant à consulter pour comprendre l’histoire d’une commune, d’un village.​

► ​Une voie verte
Selon l’Association Européenne des Voies Vertes (AEVV), « les voies vertes sont des infrastructures autonomes destinées au trafic non motorisé : piétons, cyclistes, personnes à mobilité réduite, cavaliers, rollers… Elles utilisent des réseaux de communication partiellement ou totalement hors service, tels que les assiettes de voies de chemins de fer désaffectées et les chemins de halage des voies d’eau, reliés par les chemins ruraux et vicinaux, les chemins forestiers, les digues, les routes de pèlerinage, les grands itinéraires historiques, les chemins de transhumance… pour créer de grands parcours ou des réseaux ».

► ​Un itinéraire touristique
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Un itinéraire touristique est un cheminement permanent et balisé reconnu comme tel par le Commissariat général au Tourisme. L’initiateur de l’itinéraire doit introduire une demande de reconnaissance et d’autorisation d’appellation comme itinéraire touristique. Pour ce faire, il doit notamment produire les autorisations de passage pour toutes les voies où celles-ci seraient éventuellement nécessaires (chemins privés par exemple).

Un décret du Gouvernement wallon et ses arrêtés d’application (Livre IV du Code wallon du Tourisme) réglemente ces itinéraires touristiques balisés et les documents y afférents (balisage, carte, dépliant…).

Plus de deux mille itinéraires balisés sont actuellement reconnus, ils représentent plus de vingt mille kilomètres de promenade. Mais attention, tous les chemins ne peuvent être reconnus comme « itinéraire touristique ».
► ​Comment protéger les chemins et sentiers ?
Le moyen le plus efficace de protéger les chemins et les sentiers est assurément de les utiliser afin d’éviter qu’ils soient, par exemple, envahis par la végétation et qu’ils disparaissent progressivement.

Sensibiliser la population pour multiplier le nombre d’usagers des chemins et des sentiers peut donc s'avérer utile. Des soirées d’information, des conférences dans des écoles, des conseils en ligne, l'organisation de promenades le long de ces voies ouvertes... peuvent susciter l’intérêt d'un public plus large.

En plus de cela, des actions peuvent également être menées pour entretenir et aménager les chemins et sentiers (nettoyage, fauchage, modification du revêtement...).
► ​Quels sont les changements auxquels peuvent être soumis les chemins et sentiers ?
Comme pour toute voirie communale, 4 actes sont susceptibles d'être posés sur un chemin ou un sentier :
  • la création d'une nouvelle voirie ;
  • la suppression d'une voirie ;
  • le redressement d'une voirie : modification de son tracé ;
  • la modification d'une voirie : élargissement ou rétrécissement de l'espace destiné au passage du public.
​Pour connaître notamment les démarches à suivre pour entreprendre l'un de ces changements, les procédures qui y sont liées, les arguments contre la suppression et les sanctions, consulter la fiche détaillée.
► La gestion et l'aménagement des chemins et sentiers
Différents types de travaux peuvent être effectués suivant l'état des lieux et des usages envisagés.

► ​Le nettoyage et l'entretien
Si les travaux incombent théoriquement à la commune, il est toujours possible d’organiser avec l’accord des autorités compétentes et des propriétaires riverains des actions citoyennes de nettoyage, de fauchage et d’entretien.

Les chemins de halage sont, quant à eux, sous la responsabilité des départements des voies hydrauliques du Service Public de Wallonie Mobilité et Infrastructures. En forêt, c'est le Département de la Nature et des Forêts (DNF) qui est gestionnaire quand il n'existe aucune convention avec la commune ou les chasseurs.


Attention, pour conserver la biodiversité des chemins et sentiers, mieux vaut s’informer sur les coupes ou arrachages à effectuer. Quant aux haies, leur arrachage est interdit car elles procurent des abris aux insectes et petits animaux. Il faut également savoir que l’emploi d’herbicides est interdit sur les accotements, talus, bermes et autres terrains du domaine public faisant partie de la voirie. 

Des aides financières (voir l'onglet ci-dessous) peuvent être obtenues pour la plantation ou l’entretien de haies, vergers ou alignements d’arbres.

► ​Les aménagements
Ceux-ci dépendent essentiellement du type d’usagers qui emprunteront ces voies lentes. Si certaines doivent être rendues accessibles à tous, elles ne doivent pas être toutes aménagées de la même manière.

Il existe, en effet, différents types de revêtements allant de la terre au béton en passant par l’herbe, le gravier, la dolomie, le pavé ou encore l’asphalte. Si les matériaux durs facilitent l’entretien et assurent une praticabilité en tous temps, les revêtements naturels sont drainants, ils conviennent davantage aux marcheurs, vététistes et cavaliers. La combinaison de deux types de revêtements peut constituer un bon compromis pour l’ensemble des usagers.

D'autres aménagements permettant de réguler le passage sont à prévoir : des panneaux limitant l’accès aux personnes motorisées ou la création d’obstacles franchissables tels que les chicanes, les potelets, les tourniquets ou encore les barrières ouvrables par le promeneur.

​Afin de rendre le passage des usagers plus agréable, des points d’arrêts peuvent être envisagés pour effectuer une simple pause ou prendre un temps de repos lors du parcours d’une voie relativement longue.

Pour en savoir plus sur des recommandations en matière d'aménagement.

► ​La signalisation et le balisage
Si la signalisation directionnelle permet à l’usager de savoir comment se rendre d’un lieu à un autre, le balisage aide à suivre un cheminement précis.
  • Les panneaux de signalisation contiennent des informations telles que la destination, la distance et une flèche indiquant la direction et le sens à suivre. Les signaux F34b1 et F34b2 du code de la route sont les plus couramment rencontrés.
  • Le balisage est régi par un décret du Gouvernement wallon daté du 1er avril 2004, complété par l’arrêté d’exécution du 1er mars 2007. Celui-ci subordonne l’autorisation de baliser un itinéraire touristique permanent, à l’utilisation de signes normalisés et à une procédure précise, permettant par ailleurs une subvention du balisage, des cartes et descriptifs de promenade. Il est donc obligatoire de disposer d’une autorisation (à demander au Commissariat général au Tourisme) pour baliser un itinéraire, même si l’on ne sollicite pas de subvention. Il est aussi obligatoire d’utiliser les signes de balisage normalisés.
Les balises constituent des jalons permettant de suivre un itinéraire de manière détaillée. Pour ce faire, des couleurs et des formes géométriques sont utilisées et varient en fonction du type d’utilisateurs (piétons, cavaliers, cyclistes, fondeurs...).
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Pour en savoir plus sur des recommandations en matière de signalisation.
► Conseils et aides financières pour les chemins et sentiers
► ​Des conseils
Pour répondre à la disparition progressive de certains chemins et sentiers, diverses associations ont été créées ces dernières années.
Elles s’investissent quotidiennement dans la promotion et la défense des chemins et sentiers. Elles informent, sensibilisent, conseillent et aident les communes comme les acteurs locaux dans leur projet de mobilité douce. Ci-dessous une liste non exhaustive de ces acteurs de même que des services publics concernés.
  • Le portail de la mobilité en Wallonie
  • Le RAVeL, Réseau Autonome des Voies Lentes : site dédié au RAVeL et aux itinéraires vélo points-nœuds
  • Itinéraires Wallonie :  Fédération Wallonne des Concepteurs d'itinéraires balisés
  • Tous à pied (anc. Sentiers.be) : association de défense et de promotion des chemins et sentiers publics pour les usagers non-motorisés
  • Atingo : association de consultance et de formation pour une accessibilité universelle
  • Gracq : association de défense des intérêts des cyclistes quotidiens
  • Pro Velo : services aux particuliers, aux pouvoirs publics et aux entreprises relatifs à l’usage du vélo​
  • Les Sentiers de Grandes Randonnées, dont le but est de faciliter le tourisme pédestre
  • Les Cercles des Naturalistes de Belgique qui regroupent des personnes intéressées par la nature, sa conservation, la protection de l'environnement et le tourisme intégré.

► ​Des aides financières
Des initiatives sont également mises sur pied pour fournir aides techniques et/ou financières dans le cadre de la réhabilitation des chemins et sentiers. Certaines proviennent des sources classiques de financement aux communes, d’autres s’adressent davantage aux citoyens, petits et grands, sous la forme d’actions, d’appels à projet, de labels...

Les sources de financement  (liste non exhaustive)
  • Le Commissariat général au Tourisme (CGT)
  • Le développement rural 
  • La subvention "BiodiverCité" (anc. PCDN)
  • Le RAVeL, Réseau Autonome des Voies Lentes 
  • Le plan (inter)communal de mobilité
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Les appels à projet  (liste non exhaustive)
  • La Semaine des Sentiers
  • Chemins "au Naturel"
  • Les chemins de l'écolier
  • Voies lentes "au Naturel"

Les éléments de reconnaissance (liste non exhaustive)
  • Le label Commune pédestre​


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Chemins et sentiers

Des bonnes pratiques
Des chemins et sentiers aménagés
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Documentation externe
Cemathèque n°47 (SPW-Mobilité)

Voir aussi
Les inventaires
Les églises
​Les murs en pierre sèche
Le patrimoine industriel
Le patrimoine funéraire
​Les arbres et haies remarquables
​​
Le patrimoine commémoratif
​La signalétique touristique et patrimoniale
​
Le petit patrimoine populaire
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