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Les inventaires
Inventorier pour ne pas oublier !

Notre patrimoine rural témoigne, encore aujourd’hui, de l’histoire de nos campagnes. Outre les églises et les châteaux, il se constitue d’éléments plus modestes, qui peuvent passer inaperçus aux yeux des villageois. Faute d’entretien ou d’attention, ce patrimoine est parfois mis en péril.

Comment faire pour identifier et préserver le patrimoine ? 
Pour éviter son oubli voire sa disparition, un repérage systématique de tous les éléments patrimoniaux peut être effectué afin d’en conserver la présence, la trace ou la mémoire. Il s’agit soit d’un répertoire, d’un recensement ou, solution idéale concernant le patrimoine, d’un inventaire.

Quelles différences entre un répertoire, un recensement et un inventaire ?
​Un répertoire, c’est une liste de biens rangés dans un ordre qui les rend faciles à trouver.
​
Un recensement, c’est un outil qui permet de dénombrer, de localiser et de donner quelques rapides informations sur tous les éléments appartenant à une catégorie définie.

Un inventaire, c’est un instrument de recherche fournissant une énumération descriptive et détaillée des biens appartenant à quelqu’un ou à une communauté, afin d’en faciliter l’évaluation ou la gestion.

Si le recensement permet d’avoir une première idée sur le patrimoine d’un village, d’une commune, l’inventaire apportera davantage de précision et sera généralement réalisé par une personne compétente en la matière.
> La définition dans le Code du Patrimoine
► A quoi peut servir un inventaire ?
Un inventaire peut être un point de départ à différentes actions de connaissance, de protection, de sensibilisation et de gestion du patrimoine.
Il peut répondre à de multiples objectifs :
  • réaliser un état des lieux du patrimoine villageois (ou communal) et contribuer à sa connaissance ;
  • constituer un outil décisionnel sur les mesures à prendre en matière d’entretien, de protection, de restauration du patrimoine ;
  • permettre une prise de conscience des habitants sur la richesse de leur patrimoine ;
  • contribuer à la valorisation touristique du lieu (circuits, panneaux, activités…) ;
  • …
► 6 étapes pour réaliser un inventaire
01   Définir le type d'inventaire
Selon son objectif, l’inventaire peut prendre 2 formes :
  • un inventaire topographique : il reprend l’ensemble des patrimoines contenu sur un territoire donné ;
  • un inventaire thématique : il se concentre sur une catégorie de patrimoine comme le petit patrimoine, le patrimoine bâti, le patrimoine religieux, le patrimoine industriel, le patrimoine archéologique...
Il existe également l’inventaire du patrimoine mobilier (par ex. dans une église) ou encore l’inventaire du patrimoine immatériel qui liste les folklores et traditions ainsi que leurs lieux d’application.

02   Délimiter le territoire concerné
Suivant l’initiateur du projet et les objectifs qu’il poursuit, le territoire prospecté sera différent. Un quartier, un village, une commune, une association de communes peuvent faire l’objet d’un inventaire.
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Plus le territoire est élargi, plus il permet d’avoir une idée de la valeur des éléments et des caractéristiques de ce territoire. Si un type de bien est fréquemment rencontré, il sera considéré comme caractéristique voire emblématique de la région. S’il est peu présent, un bien patrimonial sera considéré comme rare.

03   S'appuyer sur une base existante
Il existe des inventaires de biens immobiliers ou paysages possédant une valeur patrimoniale. Ces inventaires ont été réalisés par des spécialistes en patrimoine (archéologues, historiens de l’art, architectes, géographes…). Quelques exemples :
  • L’Inventaire du Patrimoine Monumental de la Belgique (IPMB) :
    + de 30.000 biens patrimoniaux recensés entre 1971 et 1997 par arrondissement, commune et adresse, avec chaque fois une brève description et une indication lorsque le bien mérite une attention
    particulière (•).​ Les biens classés sont également repris (*).
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  • ​La collection Patrimoine architectural et territoires de Wallonie (IPA) : actualisation de l’IPMB (réalisée sur 44 communes entre 1998 et 2011). Elle met l’accent sur l’approche globale des noyaux bâtis et prend en compte les structures paysagère et urbanistique. Cet inventaire accorde également une importance aux ensembles urbanistiques, constitutifs du cadre de vie et une plus grande présence aux biens des 19e et 20e siècles et aux typologies relatives au patrimoine industriel, social et public.​
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  • ​​L’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel (IPIC) met à jour et complète l'IPMB. En plus de sa mission de protection des biens et de sensibilisation auprès du public, il se focalise davantage sur une interprétation plus patrimoniale tout en maintenant un lien étroit avec l’aménagement du territoire. L’inscription d’un bien à l’Inventaire est régie par une série de critères et intérêts auxquels celui-ci doit répondre. En cours d'actualisation, l'Inventaire est désormais uniquement publié en ligne sur un site dédié.
Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel (IPIC)

04   Structurer les fiches d'inventaires
Le travail d’inventaire est à la fois constitué :
  • d’une recherche sur le terrain pour observer, analyser et décrire les éléments rencontrés ;
  • d’une étude des sources d’archives et de bibliographies disponibles.
Toutes les fiches d’un inventaire doivent présenter une structure analogue pour permettre d’analyser et comparer les biens repris.
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Différents types de renseignements seront repris tels que :
  • ​la catégorie du bien : petit patrimoine, patrimoine sacré, patrimoine bâti… (si ce n’est pas un inventaire thématique) ;
  • la nature du bien (château, ferme traditionnelle, église, ​arbre, mur, petit patrimoine populaire…) ;
  • l’appellation courante du bien ;
  • sa localisation précise (adresse et situation cadastrale, coordonnées GPS) ;
  • le type de propriété (publique ou privée avec les coordonnées du propriétaire) ;
  • son statut (classé, repris dans un inventaire régional ou un inventaire à valeur scientifique…) ;​
  • l’état de conservation
  • la description de l’élément :
    • fonction passée et actuelle ;
    • dimensions (min. hauteur, largeur, longueur de l’élément dans sa globalité) ;
    • matériaux (la précision de leur utilisation permettra d’adapter les techniques de restauration).
  • les date(s) et inscription(s)…
  • la description du lieu et de ses abords…
  • l’historique…
  • la date d’établissement de la fiche
  • le nom de la personne ayant réalisé la fiche
  • un numéro ou un code d’encodage​
En fonction des objectifs de l’inventaire, toutes ces rubriques ne sont pas forcément complétées. Il est utile, par contre, d’inclure des photos (de l'élément mais aussi de son environnement), un plan de situation et tout document d’archive utile ou une photo ou une carte postale ancienne.

05   Diffuser l'inventaire
Selon l’initiateur du projet et l’objectif poursuivi, le contenu des différentes fiches peut être publié ou servir de base à la programmation d’actions d’entretien, de restauration ou de promotion.
Les fiches peuvent être encodées dans un système d’information géographique (SIG) afin de localiser ce patrimoine sur différentes cartes et de le mettre en lien avec d’autres données cartographiques. En affichant tous les biens encodés, cela permet de qualifier la valeur patrimoniale d’un ensemble bâti, d’un village ou d’un territoire plus large.
​
N.B. : Si l’inventaire est le fruit d’une collaboration, mieux vaut s’assurer de la cession des droits d’auteurs pour tous les documents y figurant (photos y compris) notamment en cas de publications (internet ou autres).

06   Obtenir des aides et conseils
De très nombreuses associations travaillent en Wallonie à la sauvegarde du patrimoine dont certaines s’occupent de documentation et de recherches historiques. Actuellement, il n'existe aucun recensement de ces associations. La rubrique La Vie des Associations de La Lettre du Patrimoine (trimestriel publié par l'AwaP) leur permet de se présenter et d'y exposer travaux et recherches. Ces organismes peuvent vous guider et vous conseiller en matière de méthodologie, d’aides logistiques, de recherches de financement… Les cercles d'histoire locale constituent aussi une source d'informations à ne pas négliger.
Le travail d’inventorisation peut engendrer des coûts qui peuvent différer selon les étapes du projet :
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  • l’équipement technique : une aide matérielle peut parfois être sollicitée auprès d’organismes publics ;
  • les déplacements et indemnités : si un défraiement est prévu pour les bénévoles qui réalisent l’inventaire, un contrat de bénévolat permettra de le stipuler avec les règles et engagements de chaque partie ;
  • la publication des résultats : si elle se fait en ligne, un site gratuit est facilement réalisable de même qu’une page ou un compte spécifique sur les réseaux sociaux. L’inventaire peut également être hébergé sur le site d’un organisme actif sur le territoire (commune, centre culturel, maison du tourisme…).
  • l’édition du travail : un certain nombre de personnes (habitant, guide, étudiant, enseignant, commune…) peuvent être intéressées, directement ou indirectement par ce travail d'inventaire… Si une publication est réalisée, une aide financière peut parfois être octroyée par des organismes publics (tels que l'AWaP - Direction de la promotion du patrimoine) ou privés (sous forme de partenariat - mécénat, parrainage, sponsoring, dons...). Un certain nombre d’acteurs peut être concerné, directement ou indirectement, par ce travail d’inventaire et de sauvegarde du patrimoine.​​
Des aides financières peuvent également être obtenues auprès d’autres institutions pour la promotion et la diffusion de documents ayant trait au patrimoine.


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Différents types d'inventaires

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Le petit patrimoine populaire
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